June 2009 Archives

Le 'vert' est actuellement incontournable, il faut y passer ou prendre le risque d'être 'mis à l'index' parce que l'on est égoïste, que l'on ne pense pas à l'avenir de la planète ...

Cela a une conséquence : on voit fleurir nombre d'idées soi-disant écologiques ou durables mais qui ne résistent pas à une analyse même rapide ; ci-dessous un échantillon de ces idées faussement écologiques ou durables :

  • récemment, une revue 'people' se mettait à l'heure écolo-chic et, parmi ses idées en faveur de la planète, proposait un engrais bio. Pas mal direz-vous ; certes, mais ce dit engrais est constitué, entre autres, de guano récolté principalement au Pérou. Le bilan est-il écologique quand on y intègre la consommation d'énergie et le dégagement de CO2 du transport sur des milliers de km ? Rien n'est moins sûr !
  • les panneaux photovoltaïques couvrent les toits à une vitesse folle mais leur impact sur l'environnement ne prêche pas en leur faveur : ils ne fournissent de l'électricité que de manière intermittente, ce qui signifie que des centrales électriques 'classiques' doivent continuer à fonctionner en permanence pour pallier toute interruption photovoltaïque, de plus, la fabrication des ces panneaux dégage du NF3, gaz à effet de serre d'un potentiel 200 x celui du CO2, sans parler des problèmes posés par l'élimination/recyclage en fin de vie
  • les biocarburants de première génération (bioéthanol, biodiesel, ...) entraînent des déforestations importantes pour cultiver ces plantes (voir, p.ex. l'Indonésie qui a détruit la majorité de sa forêt primaire pour planter des palmiers à huile) avec comme conséquence un accroissement de l'érosion, une augmentation du CO2, une destruction de la biodiversité et, de plus, ces cultures prennent souvent la place des cultures vivrières, moins rentables avec comme conséquence une augmentation des prix des aliments de base et donc des difficultés supplémentaires pour de nombreuses populations du Sud. Tout cela pour un bilan énergétique et CO2 qui est loin d'être idéal (il est même, dans certains cas, carrément négatif) et pour la 'bonne conscience' des écologistes de supermarché.
  • une nouvelle tendance consiste à porter des vêtements à partir de fibres végétales 'bio' ; il s'agit principalement du coton, du bambou et, plus récemment (et à une moindre échelle) du soja. D'autres utilisent de l'amidon de maïs pour leurs matelas ; même remarque que pour les biocarburants de 1ère génération. Mais est-ce bien écolo-durable quand on pense, p.ex. aux quantités énormes d'eau nécessaires pour la culture du coton (la mer d'Aral est pratiquement asséchée à cause de la culture intensive du coton sur ses rives), au transport depuis des contrées éloignées de milliers de kilomètres, ...  On peut se demander si des vêtements confectionnés à partir de matériaux recyclés (même initialement issus du pétrole) ne sont pas plus écologiques !
  • l'Europe a décidé d'interdire, progressivement, les traditionnelles lampes à incandescence dont le rendement est trop faible(elle produisent plus de chaleur que de lumière) ; ces lampes seront donc remplacées par des lampes dites économiques qui ne sont que des tubes TL repliés et contenant leur ballast. Ce qu'on oublie de dire c'est que ces lampes contiennent, entre autres, du mercure, ce qui fait que la fabrication de ces lampes n'est pas très écologique et que leur destruction/recyclage risque de ne pas l'être beaucoup plus, surtout si elles ne passent pas toutes par le canal des 'déchets dangereux' et qu'elles aboutissent dans les déchets ménagers
  •  ...
La liste est longue, très longue, des attitudes/actions faussement écologiques/durables.

Réfléchissez à deux fois avant de prendre une décision, renseignez-vous bien sur l'ensemble des éléments entrant en ligne de compte.
En cette période de 'vague verte' où il FAUT présenter des idées a priori vertes pour être politiquement correct, la voiture électrique est présentée par de nombreux politiques et industriels comme LA solution pour le transport de demain.

C'est vrai que la voiture électrique a deux avantages :

  • elle est plus silencieuse que les voitures avec moteur thermique (mais cela peut s'avérer être un inconvénient en matière de sécurité routière : on risque de ne pas entendre arriver le véhicule)
  • elle ne produit pas de gaz d'échappement, ce qui améliore la qualité de l'air dans les centres urbains

Mais, on ne peut pas perdre de vue certains aspects importants :

  • l'électricité, il faut la produire et la transporter jusqu'au point de consommation (le garage du conducteur ?).Cela signifie qu'il faudrait développer le parc de centrales électriques pour faire face à la demande beaucoup plus importante. Et quelle sera la source d'énergie utilisée ? Les combustibles fossiles (en voie d'épuisement), le nucléaire, l'éolien ou le photovoltaïque (par nature intermittents), ...?
  • l'électricité, il faudra la stocker dans les voitures et il faudra donc fabriquer autant de systèmes de batteries contenant, à ce jour, pratiquement toutes des matières dangereuses (telles le plomb, le cadmium, d'autres métaux lourds) dont l'extraction et la fabrication sont très énergivores (et pas toujours très écologiques) sans parler de leur recyclage qui pose, de nouveau, un ^problème de consommation énergétique et de respect de l'environnement (pour autant que les accus soient recyclé et pas simplement 'jetés').
On comprend aisément que le bilan global n'est pas spécialement en faveur de la voiture tout électrique mais plutôt en sa défaveur.
Il faut limiter la voiture électrique à des marchés de niche (campus universitaires, centres historiques, sites hospitaliers, ...) où l'absence de pollution locale est importante voire vitale
CO2 : un mythe planétaire de Christian Gerondeau
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Quand nous réduisons nos émissions de CO2, nous ne réduisons rien du tout! Tel est le "Paradoxe Gerondeau" qui repose sur un constat imparable. Nous savons tous que le pétrole sera épuisé dans quelques décennies. Les quantités que les pays industrialisés ne consommeront pas le seront par les pays émergents et les émissions de CO2 resteront donc inchangées quoi que nous fassions. Qui pourrait croire en effet que nous laisserons inutilisés le pétrole, le gaz ou le charbon que la planète recèle encore? Le protocole de Kyoto, les politiques nationales, les accords européens de réduction des émissions, la taxation du carbone, les demandes faites au reste du monde pour qu'il réduise ses émissions, tout ceci coûte très cher et ne sert à rien. La concentration du CO2 dans l'atmosphère va inéluctablement doubler au cours du siècle qui commence. Mais, fort heureusement, Christian Gerondeau montre qu'il n'en résultera aucune catastrophe pour la planète. Enfin un livre qui nous invite à remettre en question nos certitudes les plus solides.


Ma vérité sur la planète de Claude Allègre

Une fois encore, nécessité oblige, Claude Allègre remet les pendules à l'heure car, s'il est inopportun pour l'avenir de notre société d'accorder le moindre crédit aux marchands d'illusion, il est tout aussi urgent de mettre un frein aux pleurnicheries écologiques. En bon pédagogue, après avoir fustigé, il nous présente un calendrier de propositions. Parmi celles-ci : développons les OGM qui permettront aux plantes de résister à la pénurie d'eau et d'éviter les engrais ; requérons la biodiversité dans nos rivières et nos forêts ; encourageons une architecture économique combinant énergie solaire, pompe à chaleur et économie d'énergie domotique ; imposons la voiture hybride ou électrique et accélérons l'utilisation des piles à hydrogène ; développons l'énergie nucléaire de quatrième génération. Vive l'écologie moteur de la croissance ! A bas l'écologie de la peur et du déclin !

Ma vérité sur la planète

Les prêcheurs de l'apocalypse : Pour en finir avec les délires écologiques et sanitaires  de J De Kervasdoue

La vision catastrophiste du monde entretenue par le discours dominant se nourrit d'approximations, voire de contre-vérités, qu'il s'agit de rectifier. Le charbon est en réalité plus fatal que l'amiante, et l'un et l'autre cent fois plus que les radiations nucléaires. Malgré l'indéniable réchauffement de la planète, la Terre n'a pas encore atteint la température de l'an mil. Par ailleurs et surtout, l'espérance de vie n'a cessé de croître dans les pays riches, jamais leurs habitants n'ont vécu aussi vieux et en meilleure santé, même si " leur vie demeure une maladie sexuellement transmissible, 100 % mortelle ". L'auteur démythifie ici le discours écologique ambiant et dénonce le " médicalement correct ". En se focalisant sur des dangers imaginaires (nitrates, OGM...), en regardant ici (le nucléaire) et pas là (le charbon), les grandes associations écologistes ont abandonné une partie de l'humanité en chemin. Les bons sentiments ne feront rien pour réduire la contradiction majeure entre la santé d'aujourd'hui, l'économie de demain et la survie d'après-demain. La raison et l'analyse des intérêts de chacun seront la seule chance des déshérités actuels et de l'humanité à venir.

Les prêcheurs de l'apocalypse : Pour en finir avec les délires écologiques et sanitaires

A qui profite le développement durable de Sylvie Brunel

"Faites ,un geste pour la planète" Aujourd'hui le développement durable est partout, mis à toutes les sauces. Les grands prédicateurs de cette nouvelle religion nous somment de nous comporter en " écocitoyen ", sous peine de sacrifier les générations futures. Pour autant, le développement durable profite-t-il à tous? Aux entreprises, aux ONG, sans aucun doute: le business environnemental fait recette. Les pays riches y trouvent leur compte. Mais les pauvres, au Nord comme au Sud? Rien n'est moins sûr

A qui profite le développement durable ?


Et bien d'autres ...

En cette période de 'vague verte', remettons les choses à leur juste place ! Osons 'appeler un chat, un chat' !

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