Le 'vert' est actuellement incontournable, il faut y passer ou prendre
le risque d'être 'mis à l'index' parce que l'on est égoïste, que l'on
ne pense pas à l'avenir de la planète ...
Cela a une conséquence : on voit fleurir nombre d'idées soi-disant écologiques ou durables mais qui ne résistent pas à une analyse même rapide ; ci-dessous un échantillon de ces idées faussement écologiques ou durables :
Réfléchissez à deux fois avant de prendre une décision, renseignez-vous bien sur l'ensemble des éléments entrant en ligne de compte.
Cela a une conséquence : on voit fleurir nombre d'idées soi-disant écologiques ou durables mais qui ne résistent pas à une analyse même rapide ; ci-dessous un échantillon de ces idées faussement écologiques ou durables :
- récemment, une revue 'people' se mettait à l'heure écolo-chic et, parmi ses idées en faveur de la planète, proposait un engrais bio. Pas mal direz-vous ; certes, mais ce dit engrais est constitué, entre autres, de guano récolté principalement au Pérou. Le bilan est-il écologique quand on y intègre la consommation d'énergie et le dégagement de CO2 du transport sur des milliers de km ? Rien n'est moins sûr !
- les panneaux photovoltaïques couvrent les toits à une vitesse folle mais leur impact sur l'environnement ne prêche pas en leur faveur : ils ne fournissent de l'électricité que de manière intermittente, ce qui signifie que des centrales électriques 'classiques' doivent continuer à fonctionner en permanence pour pallier toute interruption photovoltaïque, de plus, la fabrication des ces panneaux dégage du NF3, gaz à effet de serre d'un potentiel 200 x celui du CO2, sans parler des problèmes posés par l'élimination/recyclage en fin de vie
- les biocarburants de première génération (bioéthanol, biodiesel, ...) entraînent des déforestations importantes pour cultiver ces plantes (voir, p.ex. l'Indonésie qui a détruit la majorité de sa forêt primaire pour planter des palmiers à huile) avec comme conséquence un accroissement de l'érosion, une augmentation du CO2, une destruction de la biodiversité et, de plus, ces cultures prennent souvent la place des cultures vivrières, moins rentables avec comme conséquence une augmentation des prix des aliments de base et donc des difficultés supplémentaires pour de nombreuses populations du Sud. Tout cela pour un bilan énergétique et CO2 qui est loin d'être idéal (il est même, dans certains cas, carrément négatif) et pour la 'bonne conscience' des écologistes de supermarché.
- une nouvelle tendance consiste à porter des vêtements à partir de fibres végétales 'bio' ; il s'agit principalement du coton, du bambou et, plus récemment (et à une moindre échelle) du soja. D'autres utilisent de l'amidon de maïs pour leurs matelas ; même remarque que pour les biocarburants de 1ère génération. Mais est-ce bien écolo-durable quand on pense, p.ex. aux quantités énormes d'eau nécessaires pour la culture du coton (la mer d'Aral est pratiquement asséchée à cause de la culture intensive du coton sur ses rives), au transport depuis des contrées éloignées de milliers de kilomètres, ... On peut se demander si des vêtements confectionnés à partir de matériaux recyclés (même initialement issus du pétrole) ne sont pas plus écologiques !
- l'Europe a décidé d'interdire, progressivement, les traditionnelles lampes à incandescence dont le rendement est trop faible(elle produisent plus de chaleur que de lumière) ; ces lampes seront donc remplacées par des lampes dites économiques qui ne sont que des tubes TL repliés et contenant leur ballast. Ce qu'on oublie de dire c'est que ces lampes contiennent, entre autres, du mercure, ce qui fait que la fabrication de ces lampes n'est pas très écologique et que leur destruction/recyclage risque de ne pas l'être beaucoup plus, surtout si elles ne passent pas toutes par le canal des 'déchets dangereux' et qu'elles aboutissent dans les déchets ménagers
- ...
Réfléchissez à deux fois avant de prendre une décision, renseignez-vous bien sur l'ensemble des éléments entrant en ligne de compte.