October 2009 Archives

Si on croit les intégristes verts, nous devrions tous nous chauffer au bois pour limiter/réduire nos émissions de gaz à effet de serre (GES) et plus spécialement, de CO2. Leur explication , c'est que le bois, en brûlant produit le C02 qu'il a accumulé pendant sa croissance ; globalement c'est assez exact mais ils oublient quelques éléments fondamentaux :
  • - la plantation, l'entretien, l'abattage, le sciage, le transport, ... des arbres avant leur combustion dans la cheminée sont des processus qui ont également été sources de CO2 et le CO2 produit est largement supérieur à celui qu'ont emmagasiné les arbres en question !
  • si, en un hiver, on brûle, pour se chauffer, un arbre de 50 ans, nous brûlons en 6 mois (en première approximation, voir point précédent) la quantité de CO2 accumulée par cet arbre en 50 ans, soit 100 fois plus vite. Admettons que cet arbre ait stocké 10 kg de CO2 par an, nous en produisons donc en 6 mois 500 kg ; si nous replantons un arbre de la même variété pour 'compenser', celui-ci ne stockera, l'année prochaine, que 10 kg de CO2 alors que, en brûlant à nouveau un arbre, nous en émettrons à nouveau 500 kg !!! On voit aisément, grâce à cet exemple simple, que pour compenser nos émissions de CO2 dues au chauffage, il faut replanter bien plus qu'un arbre par arbre brûlé (49 dans l'exemple).
  • quand nous brûlons du pétrole ou du charbon, nous restitutions aussi le CO2 accumulé par des plantes, la seule différence c'est que c'était il y a des millions d'années (au lieu de quelques décennies).

La conclusion est assez simple, si vous souhaitez vous chauffer au bois pour limiter votre 'impact CO2' (sans être certain que cela serve vraiment), veillez à ce que soient replantés un nombre suffisant d'arbres qui stockeront en un an ce que vous avez émis pendant l'hiver ! Et cela vaut également si vous brûlez des déchets de bois (p.ex. sous forme de pellets).
Dans les pays en développement, le problème de l'eau se pose différemment car souvent, il n'y a pas de 'déficit hydrique' structurel mais la répartition des ressources en eau ne sont pas réparties de manière homogène dans le temps et l'espace.Et à cela il faut souvent ajouter le problème de la pollution de l'eau par les eaux usées, de ruissellement (des cultures p.ex.), ...

Quand on regarde un planisphère représentant les précipitations moyennes sur l'ensemble de la planète, on se rend compte que peu de régions ont à souffrir d'un déficit chronique en eau et, de plus, ces zones sont assez bien cernées.

Un des problèmes des zones (semi-)arides est que les pluies sont très abondantes pendant une courte période pour laisser la place à une longue période de sécheresse ; les pluies peuvent entraîner des destructions, des inondations, le lessivage des sols, ...et il est important de 'canaliser' et stocker cette ressource pour pouvoir l'utiliser pendant une plus longue période dans l'irrigation des cultures.

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