Le sommet de Copenhague (ci-après appelé 'cirque de Copenhague') de ce
mois de décembre doit conduire à la définition des nouveaux engagements
de la communauté internationale en matière environnementale dès 2013.
Il s'agit des engagements post-Kyoto, principalement concernant la
réduction des gaz à effet de serre (GES). Le problème c'est que, comme
le montrent à suffisance les travaux préparatoires (voir, en
particulier, le dernier Conseil européen des 29 et 30 octobre), toutes
les décisions seront basées sur un DOGME : la responsabilité principale
- pour ne pas dire exclusive - du CO2 anthropique (et autre GES
résultants de l'activité humaine). Il s'agit en effet bien d'un dogme
car, contrairement à ce que prétendent les tenants de la 'pensée verte
unique' (ou ne devrait-on pas les appeler les adeptes de la secte
éponyme ?), il n'y a AUCUNE preuve scientifique d'un quelconque lien de
causalité entre les variations de la température terrestre moyenne et
la concentration atmosphérique de dioxyde de carbone. Même le GIEC,
dans ses différents rapports n'est pas affirmatif en la matière et ne
s'exprime qu'en termes de possibilités !
Vouloir réduire de manière drastique et sur une période très courte les émissions de CO2
[1],
est non seulement inutile, mais, pire, risque de détruire les économies
les moins fortes et entraîner une véritable catastrophe planétaire !Ce
qu'il faut, au contraire faire est beaucoup plus simple et moins
coûteux ; se préparer à faire face aux changements climatiques
inéluctables (nos ancêtres, avec des moyens techniques limités, sont
parvenus à survivre à d'autres changements climatiques tels la dernière
glaciation, pourquoi n'y parviendrions-nous pas ?).
Les actions
prioritaires pour les pays du Nord :
- isolation des bâtiments
- réduction
de la consommation globale des véhicules (tant en jouant sur la
consommation spécifique que sur le nombre de km parcourus, en
privilégiant les transports en commun)
- aménagement du
territoire tenant compte des nouvelles conditions climatiques
caractérisées par les événements extrêmes (sécheresse, pluies
abondantes) : diminution de l'imperméabilisation des sols,
redimensionnement des systèmes d'égouttage, plantation d'arbres partout
où cela est possible, ..
- revenir à l'agriculture raisonnée, ne
consommant que le strict minimum de produits chimiques, appliquant le
système ancestral de rotation des cultures, replantant des haies,
réhabilitant les fossés entre parcelles, ...
Et, pour les pays du Sud :
- revenir
à des cultures vivirières plutôt qu'aux cultures dites d'exportation
'imposées' par la Banque Mondiale et/ou le FMI en échange de certaines
aides
- améliorer la gestion de l'eau (mal répartie dans le temps
et l'espace) en créant des zones de stockage de l'eau d'irrigation, en
améliorant les techniques de culture, en privilégiant l'irrigation au
'goutte-à-goutte', en développant massivement l'agroforesterie
(combinaison de la plantation d'arbres et de cultures telles que celles
des caféiers, cacaoyers, bananiers, maïs, ...)
En espérant que
les décideurs qui se réuniront à Copenhague comprendront enfin que les
prévisions alarmistes des adeptes de la 'secte verte' sont tout
simplement basées sur un FAUX (la fameuse 'crosse de hockey') et que, à
défaut, d'en prendre conscience, le cirque de Copenhague ne servira
qu'à produire du vent et, surtout du CO2 car il peut probable que
l'ensemble des délégations s'y rendent en bicyclette ou à la voile !
Au fait, cet événement sera-t-il 'compensé carbone' ?
Toutes les réactions sont les bienvenues !
[1]
Pour des raisons de clarté du texte, il n'est fait mention que du CO2
mais, en pratique, il s'agit, bien entendu de l'ensemble des GES
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