(Bien que l'auteur ne revienne pas sur son intime
conviction que le responsabilité du CO2 anthropique est marginale, si
la communauté internationale venait à persévérer dans ses erreurs, il
est d'avis qu'il faut absolument revoir le marché du carbone pour
éviter les dérives constatées avec le système d'échanges actuel)
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A Copenhague, au-delà des objectifs chiffrés que la communauté internationale veut/doit se fixer pour l'après-Kyoto (soit à partir du 1er janvier 2013), deux grands problèmes doivent être résolus :
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A Copenhague, au-delà des objectifs chiffrés que la communauté internationale veut/doit se fixer pour l'après-Kyoto (soit à partir du 1er janvier 2013), deux grands problèmes doivent être résolus :
- la problématique du marché du carbone qui pose d'énormes problèmes et
- le financement de l'aide aux pays du Sud qui vont souffrir le plus des changements climatiques
Les changements
climatiques vont probablement entraîner une intensification des
phénomènes météorologiques extrêmes tels que les précipitations
importantes (moussons, ...), les tempêtes/cyclones/tornades,
les périodes de sécheresse, ... Les pays en développement, déjà les
plus faibles, seront les plus touchés parce qu'il ne disposent pas des
moyens techniques et financiers pour se préparer à ces nouveaux défis
et doivent donc être aidés largement par la communauté internationale
et plus spécialement les pays industrialisés. Si tout le monde (ou
presque) est d'accord sur le principe, il en est loin d'être pareil
pour les montants à mobiliser et par qui. L'estimation la plus courante
des besoins des pays du Sud est de l'ordre de 100 milliards d'euros
annuels pendant ces 20 prochaines années.Mais, là où le bât blesse,
c'est dans la répartition de l'effort entre les pays industrialisés. En
ce début de Sommet de Copenhague, l'UE s'est mise d'accord (Conseil des
10 et 11 décembre 2009) pour une aide de 2,4 milliards d'euros pendant
3 ans soit encore très loin des 100 milliards nécessaires et même des
35 initialement envisagés un temps par les instances européennes. Il
est donc vital de définir un système global de financement de l'aide
aux pays du Sud.
En instaurant un marché mondial du carbone servant à alimenter un fonds plutôt que basé sur l'échange de quotas il devrait être possible de résoudre simultanément les deux problèmes évoqués ci-dessus.
Le nouveau marché mondial du carbone devrait marcher comme décrit ci-après (grandes lignes, détails à affiner après analyse détaillées des éventuels effets pervers, pour éviter de retomber dans les travers du système actuel) :
En instaurant un marché mondial du carbone servant à alimenter un fonds plutôt que basé sur l'échange de quotas il devrait être possible de résoudre simultanément les deux problèmes évoqués ci-dessus.
Le nouveau marché mondial du carbone devrait marcher comme décrit ci-après (grandes lignes, détails à affiner après analyse détaillées des éventuels effets pervers, pour éviter de retomber dans les travers du système actuel) :
- chaque pays industrialisé recevrait, pour 2013, des quotas correspondant aux objectifs de Kyoto (que ceux-ci soient ou non atteints) diminué de 1,5% des émissions de 1990
- chaque année suivante, les quotas diminueraient de manière linéaire jusqu'à atteindre les objectifs fixés pour 2020
- toutes les émissions supérieures au plafond fixé par le nouveau Protocole (de Copenhague ?) seraient payées à un prix fixé d'avance par ce même protocole et progressif (p.ex. partir d'un prix de 25 ou 30 € la tonne de C02 en 2013 et augmenter d'1 € par an jusqu'en 2020). Ce mécanisme éviterait les spéculations et permettrait aux Etats et aux entreprises d'avoir une stabilité qui n'existe pas avec le système actuel (le prix de la tonne de CO2 peut varier du simple au double en peu de temps, n'est pas le même dans les différentes régions du monde, ...)
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